mercredi 22 septembre 2021

Soirée prix du roman ADAN 2021 à Bondues

 

  • N'oubliez pas de vous inscrire par SMS au 06 68 31 11 43 ! 
  • Soirée gratuite- ouverture des portes dès 18h- démarrage de la soirée à 18h30 précises
  • Dédicaces des lauréats - Cocktail de clôture

Outre le fait de vous permettre de rencontrer l'invité d'honneur, Jean-Claude Casadesus, ainsi que les six finalistes des catégories roman adulte et roman jeunesse, cet événement littéraire sera propice aux échanges avec de nombreux acteurs du livre de la région (auteurs, éditeurs, libraires, illustrateurs...)

Nous vous y attendons nombreux !

A très bientôt

jeudi 25 mars 2021

Entre poésie et comédie grâce à Thierry Moral

Belle aventure que celle-là au sein du studio de Scrountch Productions à l'occasion de l'enregistrement de ma première vidéo par le comédien Thierry Moral. Entre sérieux et fous-rires, répétition et improvisation, travail et pause café, le temps a défilé vitesse grand V. J'ai adoré. 

Trop drôle, trop chouette, vive la chaussette ! 

Après l'enregistrement avec le comédien Thierry Moral

Gare à LA chaussette, personnage à la langue bien pendue, jamais satisfaite...















Pour faire connaissance avec la chaussette rebelle et écouter mon poème "Plume de mon coeur"

cliquez sur le lien ci-dessous :

https://www.youtube.com/watch?v=NvTHHjpCCnA

N'hésitez pas à liker, partager, commenter, faire tourner si ça vous plaît.

Merci ! 


mercredi 30 décembre 2020

Operation ADAN 300 cartes pour Noël : défi relevé !





Ce lundi 14 décembre, Jean-Paul Varlet, administrateur des interventions en secteur pénitentiaire et moi-même, nous nous sommes rendus au Centre National d'Evaluation de la prison de Lille Sequedin. Nous tenions à remettre en mains propres au SPIP les 3 cartons emplis de cartes de vœux, d'anniversaire, de carnets de timbres,  récoltés grâce aux adhérents de l'ADAN. Au total, nous avons récolté pas moins de 430 cartes de voeux, 204 timbres et 130 euros en dons pour cette première opération ADAN 300 cartes pour Noël.  C'est un succès qui mérite d'être renouvelé. 

Un grand MERCI pour votre généreuse participation ! Vous êtes formidables !















 

lundi 7 décembre 2020

Opération ADAN 300 cartes pour Noël


Il ne vous reste plus que 3 jours pour relever le défi !

Merci pour vos cartes déjà reçues et comptabilisées par Jean-Paul (près de 250 )

Récemment encore, lors d'une rencontre à la maison d'arrêt de Sequedin avec des détenus, je faisais part de l'importance pour eux de correspondre avec leurs familles, moyen de renouer des liens souvent détériorés, parfois totalement brisés avec leurs enfants ou leurs conjoints.

En cette fin d’année 2020 si particulière, et à l’approche des fêtes de Noël, nous avons décidé d'en faire un peu plus pour les détenus. Dans cette optique, le Conseil d’Administration et moi-même, avons décidé de lancer l’opération ADAN 300 cartes pour Noël avec l'aide des 125 adhérents que compte aujourd’hui notre association. Nous déposerons le carton empli de vos cartes vierges et enveloppes, cartes d'anniversaire, cartes de voeux, carnets de timbres directement sur place, à la prison de Lille Sequedin, avant le 15 décembre pour que le contenu soit distribué aux détenus avant Noël.

Comment participer ?

Envoyez, selon votre convenance, une, deux, trois, quatre … ou davantage ! cartes vierges avec enveloppes, cartes de Noël, cartes d'anniversaire et/ou carnets de timbres, (ou un chèque de 5 ou 10 euros libellé au nom de l'ADAN), avant le 10 décembre dernier délai, par courrier dans une grande enveloppe à notre administrateur et gestionnaire des interventions prisons :

Jean-Paul Varlet

Opération ADAN 300 cartes pour Noël

638 rue Jean Jaurès

59286 ROOST WARENDIN

jpgvarlet@gmail.com

Vous pouvez également faire un DON EN LIGNE à l'adresse suivante si vous ne pouvez vous déplacer:

https://www.helloasso.com/associations/adan-auteurs-des-hauts-de-france/formulaires/1

L'argent récolté sera transformé en cartes par nos soins.

Pour en connaître davantage sur cette opération de Noël, je vous invite à lire les informations complètes sur le site de l'ADAN.

GRAND MERCI A TOUS !

 

 

mercredi 18 novembre 2020

INTERVENTION A LA PRISON DE LILLE SEQUEDIN

Les syndicats veulent repousser l'ouverture d'une unité pour détenus  violents à la prison de Sequedin

 

Bien malgré moi et à ma grande déception, c’est seule que je débarquai ce lundi à la prison de Sequedin, mon accompagnatrice, l’auteure Marie-France Delporte, étant déclarée officiellement « cas contact » quelques jours avant la date de notre intervention commune.

Dans le hall du centre pénitentiaire, après les vérifications d’usage, je patiente sur un banc. Mon arrivée a été annoncée au sein du service concerné et j’attends depuis lors l’agent du SPIP qui me conduira à la bibliothèque. Durant cette poignée de minutes, j’ai le temps d’observer.

Il me semble que ce vestibule s’apparente, dans une moindre mesure certes, à un hall de gare de campagne. Un avocat entre, un autre sort ; deux agents en uniforme saluent ceux de l’accueil, un troisième, garant du portique de sécurité, contrôle un visiteur qui vient pour des réparations dans l’enceinte du bâtiment. Les laissez-passer passent de main en main, les badges sont prêtés- rendus ; les attestations témoignent du bon droit, les cartes d’identité montrent patte blanche, les casiers de fer retiennent pour un temps les téléphones, les clefs et tout autre objet indésirable dans l’enceinte de la prison.

Il existe un va et vient bien ordonné mais quasi-permanent entre l’air libre, frais et léger, qui pénètre de l’extérieur, et ce sas confiné, véritable antichambre de l’accès aux cellules dont certaines garderont leurs portes closes jusqu’à perpétuité.

Je bavarde avec deux agents qui patientent comme moi. Au bout d’un certain temps, ne voyant rien bouger, l’un deux informe l’accueil qu’il attend « l’écrivain ».

-Mais c’est moi ! dis-je en m’exclamant.

Il me dévisage avec surprise. Ainsi donc, nous nous attendions mutuellement depuis plusieurs minutes, côte à côte, sans le savoir. Eh, oui… « un écrivain » peut-être aussi une femme…

Ce petit malentendu dissipé, je suis escortée à travers un dédale de couloirs par les deux hommes en uniforme qui m’encadrent de chaque côté. Ils sont plus grands que moi. J’ai la sensation de vivre un épisode d’une série américaine dans laquelle je ne serais que la pauvre victime innocente d’une erreur judiciaire monumentale.

Les cliquetis des clefs résonnent, les grilles s’ouvrent, les ordres de passage sont donnés, le ciel bleu n’est plus visible… Me voici cette fois dans les entrailles de la prison.

 

Je dois assurer deux heures de face à face avec les détenus. Je décide de conserver l’heure qui me revenait à évoquer le métier d’auteur, à lire quelques extraits de mon Album de Douceurs et de mes Nouvelles à Croquer, puis à réfléchir sur la place des mots dans la création artistique et dans la société. Les échanges sont riches et cordiaux, les détenus ne sont pas indifférents, ils prennent part à la conversation avec intérêt.

En deuxième heure, je complète l’animation par un petit atelier d’écriture. Les prisonniers ont le choix entre deux thématiques : une lettre d’amour ou un texte court inspiré par une couleur. Le jaune et le vert sont tirés au sort par deux détenus grâce à des petits papiers pliés. Les deux autres choisissent, pour l’un, une lettre d’amour à l’intention de sa mère, et pour l’autre, une lettre d’amour destinée à la femme rêvée. Même derrière les barreaux, l’amour parle au cœur.

Tous travaillent avec application, la tête penchée sur le papier, trop heureux sans doute d’oser colorer leur avenir d’un soupçon de bonheur. A la fin de la séance, la lecture des textes à voix haute par chacun suscite une certaine fierté. Je la vois se refléter nettement dans leurs yeux et sur leurs visages.

J’en profite pour aborder la question des liens existant entre les détenus et leurs familles à travers les échanges de courriers. Ces échanges épistolaires sont–ils nécessaires, voire indispensables ? Bien que prévisible, la réponse affirmative est unanime. Ces lettres qu’ils attendent avec impatience, et qui leur parviennent de façon régulière ou épisodique, les prisonniers en ont besoin comme une bouffée d’oxygène, comme le souffle de la liberté extérieure qui s’infiltre par une fenêtre restée entrouverte.

Un détenu m’explique que la première année de son incarcération, il réceptionna près de 300 lettres de soutien, adressées par sa famille, ses amis, et son entourage. L’année suivante il en reçut 250, puis 200... Aujourd’hui, une dizaine d’années plus tard, il en reçoit 2 ou 3 par an…Le temps a eu raison de la camaraderie et des belles promesses. Les siens l’ont oublié, volontairement ou non, et l’ont abandonné à son sort. Il me dit que pour lui, le plus difficile est de tenir sur la durée, savoir que l’on ne compte plus pour quiconque désormais, c’est cela qui fait mal…

lundi 15 juin 2020

Face à Brigitte Cassette, Franck Thilliez passe aux aveux ...

Interview exclusive que j'ai eu le plaisir de réaliser avec le roi du polar, Franck Thilliez, membre d'honneur de l'association ADAN. 
Si vous connaissez Sharko, si vous connaissez Lucie, deux de ses personnages majeurs, vous ignorez sans doute les réflexions de l'auteur vis à vis de son métier et face à la crise du Covid 19 que nous traversons. Je vous invite à découvrir ces échanges passionnants recueillis en mai 2020.

L'auteur de polars Franck Thilliez

BC : Nous vivons actuellement, en raison du Covid 19, une période unique en son genre, laquelle a généré un ralentissement de l’activité mondiale avec un repli des échanges tant sur le plan économique que sur le plan humain. En phase de création, les auteurs sont généralement habitués à travailler à l’écart, de manière solitaire. En ce qui vous concerne, comment avez-vous traversé cette période de confinement jusqu’au 11 mai ? En avez-vous souffert ? Au contraire, celle-ci a-t-elle été pour vous bénéfique, propice à la création, à la correction de textes, ou simplement au repos ?

FT : En fait, il y a eu deux phases. La première où, comme un peu tout le monde je pense, on se demande ce qui se passe et on l’a l’impression que le ciel nous tombe sur la tête : les mauvaises nouvelles permanentes, l’accroissement exponentiel de l’épidémie, les hôpitaux saturés, tous ces morts… J’étais dans un excès de consommation d’actualités, connecté en permanence à ce qui se passait, et je me suis dit qu’il fallait que je me sorte de là car il n’y avait que des mauvaises nouvelles. 
Alors, je me suis replongé à plein temps dans l’écriture, et ça a été un vrai moyen de m’échapper toute la journée. À partir de ce moment, je n’ai jamais autant écrit. J’étais ailleurs, dans l’imaginaire, sur des contrées lointaines avec mes personnages, avant de retomber dans la réalité, souvent le soir.
Donc, beaucoup de création en cette période et ça continue, car les déplacements étant limités, et de nombreuses manifestations étant annulées, j’ai tout mon temps pour écrire mes histoires, alors que je devrais être, en ce moment même, par monts et par vaux dans les librairies de France.

BC : Je ne pourrai faire l’impasse sur la publication d’un de vos livres intitulé « Pandémia » (paru aux éditions Fleuve Noir en 2015) qui traite de ce sujet. Bon nombre d’aspects, sur les ravages causés par la pandémie actuelle, paraissent prémonitoires. Quelles sont les véritables raisons qui vous ont poussé à développer cette thématique à cette époque ? Etait-ce le fruit d’un raisonnement philosophique ? L’anticipation d’une possible réalité qui vous titillait ? Le désir de traiter un sujet grave avec ses incidences sur le genre humain et nos sociétés contemporaines ?

FT : Le sujet des virus m’a toujours intéressé. Les virus génèrent de la peur, de l’angoisse, ils sont partout parmi nous, peuvent tous nous atteindre, renverser le monde, ils sont donc des « candidats parfaits » pour une intrigue policière. Il fallait trouver le moyen d’être différent de ce qui existait déjà en littérature et au cinéma, et j’ai trouvé intéressant de coller le plus possible à un scénario plausible, quelque chose qui pourrait réellement se passer dans notre monde d’aujourd’hui. C’est pour cette raison que je me suis rapproché de l’Institut Pasteur de Lille.
C’est le propre du polar d’essayer de coller au mieux à l’actualité, voire de l’anticiper légèrement, sans sombrer dans la science-fiction. La pandémie que nous vivons est un phénomène évolutif qui a déjà frappé par le passé, et qui frappera encore dans le futur. Écrire un roman dans lequel se produit une pandémie n’est donc pas, finalement, une « prédiction », ou un délire de romancier, c’est le choix de faire se dérouler un événement possible dans notre société, d’en comprendre les causes et d’en observer les conséquences sanitaires, sociales, économiques…

BC : De manière plus légère, comment le « virus » de l’écriture vous a-t-il contaminé ? A quelle période de votre existence ? Quel a été le déclencheur qui vous a poussé à prendre la plume ? Nait-on auteur ou le devient-on ?

FT : Je ne sais pas si on nait auteur, ou si on le devient, mais on ne peut pas se forcer à être auteur. J’ai un jour discuté avec quelqu’un qui m’a dit que, depuis tout petit, il voudrait écrire des livres. Il a fait toutes les études littéraires qu’il fallait, et n’a finalement jamais été capable de poser une ligne. Parce qu’il avait fait de l’écriture un but, mais cela ne suffit pas.
Ecrire, c’est pouvoir inventer des histoires, c’est très lié à l’imagination, à la capacité à créer, à se projeter dans la peau de personnages, à visualiser des décors, sentir des odeurs. Il y a sans doute un peu d’innée là-dedans, mais je dirais surtout que l’imagination, ça se développe et se cultive.
Mon déclencheur, à moi, ça a simplement été de vouloir transmettre des émotions par des histoires. Je trouvais fabuleux que des auteurs, des cinéastes, des musiciens, soient capables de me transporter, de m’emmener dans des autres mondes, de me faire voyager. J’ai essayé de les imiter. Du jour au lendemain, alors que j’avais mon métier d’ingénieur, je me suis mis devant mon écran, chez moi au soir, et je me suis mis à écrire, parce qu’il suffisait d’un ordinateur et d’imagination. Sans me poser de questions ni me demander si j’étais fait pour ça. Pour le reste, ce sont les lecteurs qui décident…

BC : Vous qui abordez si souvent la mort à travers vos récits, comment la définissez-vous à titre personnel ? Est-elle effrayante, synonyme de fin absolue ou d’espérance dans l’au-delà ?

FT : La mort… Je crois que nous y avons tous pensé, plus que jamais, en cette période de Covid, parce qu’elle s’est d’un coup immiscé dans notre quotidien, à tous. Ce qui s’est passé, entre le début de l’épidémie et aujourd’hui, résume pas mal toute la complexité de notre rapport à la mort. Pour les proches d’un disparu de cette maladie, la mort est une épreuve, une injustice, un couperet. Puis sont arrivées ces images où l’on exposait la mort, où on la mettait quelque part en scène, dans les morgues, même les patinoires… Tous ces cercueils alignés… On la montrait au travail, la mort, à travers des images ayant pour seul but de nous effrayer : « restez chez vous, sinon la mort viendra vous chercher, vous aussi ». La mort n’était plus un phénomène séparé et lointain, elle se matérialisait en cette grande Faucheuse qui s’occuperait de nous si nous pointions le bout de notre nez. Puis elle est devenue un chiffre, une statistique, un outil de comparaison entre les pays : « J’ai moins de morts que mon voisin, je gère mieux la crise ». Un nombre de morts en baisse était un signe positif, un signe « d’espoir », alors que derrière ce chiffre, il y a avait autant de personnes qui laisserait une grande blessure dans le cœur de leurs proches…
On voit donc les multiples visages qu’elle peut revêtir, effrayante, fin de soi, espoir… Il faudrait des pages pour en parler, sans forcément trouver de réponse. En tout cas, dans le roman policier, elle est un vrai personnage qu’il faut traiter, et avec lequel il faut vivre… Et ce, me concernant, depuis des années.

BC : Il me semble que la profession d’écrivain comporte deux phases majeures : une part d’ombre, lorsque l’auteur rédige dans son bureau à l’abri des regards, et une part de lumière, lorsqu’il partage ses créations aux lecteurs, aux journalistes, devant les caméras, sur les salons, ou à l’occasion de conférences. De ces deux facettes de votre métier, laquelle préférez-vous ?

FT : Réponse difficile, car j’aime les deux, et aussi, parfois, les deux me rebutent un peu ! Le long tunnel de l’écriture est synonyme de liberté absolue, de création, d’euphorie parfois quand des idées arrivent ou que des éléments s’imbriquent pour constituer une histoire. On se dit « là, ça marche, c’est génial et les lecteurs vont aimer. » Mais cette partie est aussi une traversée en solitaire, on est seul face à la page blanche, personne ne peut nous aider, nous dire ce qu’il faut faire. À un moment donné, c’est comme une vrai traversée maritime, on n’en voit pas le bout… Puis arrive la terre promise, là-bas, tout au loin, et l’euphorie revient.

L’autre partie, le partage, les rencontres, c’est la grande bouffée d’oxygène, la libération, comme d’un poids dont on se décharge, ou pour en revenir à l’image de la traversée, c’est le marin qui retrouve la civilisation, le monde, la terre. C’est une période que j’aime beaucoup, car il y a les lecteurs, les libraires, toutes ces personnes qui attendent vos histoires et qui ne demandent qu’à partager. Au début, c’est génial. Mais je dois avouer qu’après deux ou trois mois à sillonner les routes pour la promo, je n’ai qu’une hâte : retrouver ma solitude !

BC : Vous attachez une grande importance à la création de vos personnages. Pouvez-vous communiquer à nos auteurs quelques astuces à prendre en compte et les pièges à éviter pour que nos personnages de roman paraissent plus authentiques ?

FT : Créer un bon personnage est aussi important que de créer une bonne histoire (d’ailleurs, l’un ne va pas sans l’autre). À mon sens,  un bon personnage doit à la fois être un « héros » et un personnage « ordinaire », un équilibre pas évident à trouver. Héros, car il doit avoir un destin, souvent compliqué, qui va être bouleversé et qui va le pousser à surmonter tout un tas de problèmes. « Ordinaire », au sens où n’importe lequel d’entre nous peut s’identifier à lui. Ce personnage est unique, mais finalement, il nous ressemble tous. Pour reprendre l’exemple avec le Covid, nos soignants se sont un peu retrouvés dans la position que je vous décris : « des héros ordinaires ».
Il est important, également, que ce personnage dégage une empathie immédiate : on doit avoir envie de le suivre dans ses aventures. Si, dès les premières  pages du roman, le lecteur partage les émotions de votre personnage principal, alors il aura envie de continuer sa lecture. Une dernière chose, c’est de savoir de quoi, ou plutôt de qui l’on parle. Un flic de 25 ans qui arrive sur sa première scène de crime ne se comportera pas de la même façon qu’un vieux policier qui a déjà tout vu. Un homme sans enfants n’a pas le même comportement qu’un père, etc… Il faut donc être attentif à ce que le comportement, les paroles, les émotions de vos personnages collent avec sa situation.

BC : Pour vous, quel est le plus beau cadeau qu’un auteur puisse recevoir de ses lecteurs ? Avez-vous une anecdote à ce sujet ?

FT : Le plus beau cadeau, je crois que c’est lorsqu’une personne se remet à aimer la lecture grâce à vos romans. Une fois, un monsieur de 50 ans est venu me raconter qu’il n’avait plus jamais lu depuis l’école, et qu’il s’était remis à la lecture avec mes livres, et qu’il adorait ça. C’est ce que permet la littérature populaire : elle est une rencontre entre un lecteur qui s’ignore et un roman qui vient se mettre sur le bon chemin pour être choisi !

BC : A présent que nous sommes déconfinés, quels sont vos projets à courts ou moyens termes ? Cet épisode inédit vous aura-t-il laissé quelques bonheurs ou des regrets ?

FT : Le confinement n’a rien changé à mes projets, qui sont toujours très décalés entre le moment où je les écris, et le moment où ils se matérialisent, que ce soit en livre où à la télé. Je travaille sur un prochain épisode d’Alex Hugo (France 2) avec Niko Tackian (co scénariste et romancier également), sur mon roman de 2021, sur un nouveau tome de la BD pour enfants « La brigade des cauchemars » ainsi que quelques autres projets. Donc, je ne chôme pas ! Niveau travail, l’épisode du Covid m’a permis finalement d’avancer plus vite, mais c’est tout de même un épisode douloureux, pas tant à titre personnel, mais plutôt pour les différentes catastrophes sanitaires et maintenant sociales qu’il engendre.  De nombreux secteurs sont très fragilisés, et je pense, bien sûr, à celui du livre, qui était déjà dans une situation complexe  avant-même le virus. J’espère de tout cœur que les libraires, les auteurs, tout les acteurs du livre sauront surmonter l’épreuve, nous avons besoin de livres, de culture, d’art pour ne pas sombrer dans l’ignorance… Il en va de nos libertés individuelles et collectives…


 

mardi 31 mars 2020

La tempête ne fait pas faiblir l'ADAN

Rétrospective sur le week-end passé à Bray-Dunes, les 8 et 9 février, dans la salle Danny Boon à l'occasion de la deuxième édition du salon du livre. Il faut croire que le célèbre humoriste du film des Ch'tis s'est amusé a nous faire une farce, ce même week-end précisément, car la tempête a soufflé comme jamais, secouant violemment le littoral, soulevant le sable, tordant les parapluies et poursuivant de ses assauts les poignées de visiteurs courageux qui avaient osé défier les lois de la nature...
Résultat un salon quasi désert, peu de ventes, peu de contact. Néanmoins, je tenais à féliciter l'équipe organisatrice, non responsable de cet état de fait, ainsi que les élus de la ville pour leur accueil chaleureux et le travail préparatoire accompli. 
Parmi les auteurs présents, une dizaine de membres de l'ADAN se sont retrouvés.
Rires et papotages entre amis, fanfare et buffet garni, échanges instructifs et confidences de projets, nous ne conserverons que le meilleur de l'aventure. Nous espérons que l'édition de 2021 sera plus douce et printanière... 
 
Les auteurs de l'ADAN demeurent imperturbables face à la tempête